Revenir à Etudes préliminaires

Evaluation des pertes

La prédation des espèces piscivores peut causer des pertes financières non négligeables aux producteurs piscicoles. Elle génère des dommages considérés comme directs ou indirects.

  • Les pertes directes résultent du prélèvement effectif destiné à la consommation alimentaire des piscivores et de leur progéniture.
  • Les pertes indirectes sont les autres conséquences induites par la présence des prédateurs.

 

Les pertes directes:

L’inventaire ornithologique du site de Sparsbach a permis d’estimer la quantité de poissons prélevés par les espèces piscivores (héron, cormoran, grande aigrette et balbuzard) à 3 647 kg. Ce qui représente, en perte commerciale, l’équivalent de 12 157 truites/portion d’environ 300 grammes, soit 4,5% de la production totale de l’exploitation.

 

Les pertes indirectes:

Les dommages indirects sont plus difficiles à quantifier. Ils affectent la production pour plusieurs raisons:

  • le stress généré par les actions de prédation répétées a pour conséquence de ralentir la croissance des alevins
  • les oiseaux peuvent être vecteurs de certaines maladies contagieuses (Nécrose hématopoïétique infectieuse, Septicémie hémorragique virale) ou de parasitoses (vers)
  • les poissons blessés lors des échecs de capture sont impropres à la commercialisation et les lésions entraînent un fort taux de mortalité

_DSC678317060 [1600x1200]