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Par effarouchement

1. L’effaroucheur sonore :

L’effaroucheur sonore fonctionne au gaz propane et génère de puissantes déflagrations identiques à celles d’un fusil.

Cette méthode est particulièrement efficace contre les cormorans lors d’une utilisation répétée, toutefois, les autres espèces s’accoutument très rapidement aux détonations.

L’inconvénient majeur de cet équipement est de générer une importante nuisance sonore (95,2 dB) au voisinage. Cette nuisance sonore a également un impact négatif sur l’ensemble des espèces de la faune environnante et notamment en période de reproduction.

 

2. L’effaroucheur sonore et visuel

Développé par une firme allemande spécialisée dans le matériel piscicole, ce nouveau procédé s’inspire d’un épouvantail.

Effaroucheur conjuguant par effet « surprise », le mouvement, le son et la lumière, il est programmé pour se gonfler, par actions cycliques de 5 secondes suivies d’une pause de 15 à 30 minutes. Il représente une structure de forme humaine de 2m de haut, équipée d’un système sonore et lumineux à configurer selon les besoins.

Deux types d’alimentation sont proposés :
– un modèle sur secteur 230 volts
– un modèle sur batterie 12 volts pour les secteurs non accessibles au réseau électrique

 

Résultats :

Résistance du matériel et inconvénients :

Modèle sur secteur : Le modèle utilisé a fait preuve d’un grand manque de fiabilité. Deux pannes de compresseur ont été constatées à deux mois d’intervalles. Le raccordement de l’alimentation électrique ne permet pas d’intervenir dans un grand rayon d’action et peut poser des problèmes de sécurité dus à l’utilisation de rallonges électriques en milieu humide.

Sur batterie : L’autonomie de la batterie initiale est beaucoup trop faible par temps froid (env. 2 jours de fonctionnement). Un nouvel accumulateur plus performant a été testé, toutefois une deuxième batterie est indispensable pour permettre la continuité du fonctionnement de l’effaroucheur pendant la recharge du premier élément.

 

Efficacité du procédé :

Malgré le déplacement régulier de l’effaroucheur, préconisé par le fabricant, on constate une accoutumance très rapide des principaux prédateurs : hérons et cormorans.
Un test à l’aide d’un modèle de couleur bleue n’a pas apporté davantage d’efficacité.

D’autre part, ce système est très contraignant pour le pisciculteur par la nécessité de déplacement fréquent du dispositif et par le suivi régulier de la charge des batteries.

 

Conclusion :

Ce dispositif ne constitue en aucun cas une solution efficace et durable. Il peut éventuellement être utilisé comme élément d’appoint pour la sécurisation d’un bassin de manière très ponctuelle et pour un délai maximal de 2 à 3 jours.

 

Conclusion générale:

Les techniques d’effarouchement n’ont démontré aucune efficacité sur le long terme. La protection mécanique reste la seule orientation possible.