Revenir à Expérimentations initiales

Pour la protection des étangs d’élevage

La couverture des bassins par des filets :

Réalisés en polyéthylène de couleur noire, le maillage carré du filet est de 15x15cm.

Cette technique présente toutefois des inconvénients majeurs :

  • ­La dimension de la taille des mailles présente un risque très élevé de capture accidentelle des oiseaux qui meurent enchevêtrés et n’empêche pas les grands échassiers (hérons, grande aigrette) de passer leur tête pour pêcher ou blesser les poissons.

  • ­De couleur noire, le filet ne se distingue pas du fond du bassin et n’est donc pas repérable par les oiseaux en vol.
  • ­Le poids du filet ainsi que le type de tricotage des mailles ne permettent pas de tendre suffisamment le filet pour le maintenir hors de l’eau lorsque qu’un oiseau y accède. Cela génère une mortalité importante des oiseaux par noyade et permet aux échassiers d’utiliser le filet comme perchoir.

Un nouveau modèle de filet a donc été testé:

Il répondait aux critères suivants:
– Taille des mailles plus petite : 5cm x 5cm
– Couleur du filet plus visible : ton clair
– Poids du filet plus léger : 22 grammes au m2

Le filet expérimenté, composé d’un seul tenant de 1300 m2 et d’un poids total de 28 kg, est en Polyéthylène Haute Densité (PEHD) traité anti-UV composé de fils câblés 3x2x600 deniers noués.

La couverture du bassin a été réalisée sous forme de chapiteaux. Cette amélioration permettait de surélever le filet par rapport au niveau de l’eau, de mieux gérer sa tension et de faciliter l’accès au pisciculteur lors des travaux de nettoyage du bassin. Les poteaux centraux de soutènement, d’une longueur de 2,5m et d’un diamètre de 10 cm, sont en PVC recyclé et donc imputrescibles.

 

Résultats :

Résistance du matériel :

La solidité du filet n’est plus suffisante lors de fortes chutes de neige. Une amélioration de montage a été testée pour pallier à ce problème en renforçant le sommet des supports centraux.

On constate également une dégradation progressive due à la tension exercée au montage et au poids des branches accumulées en surface.

Avantages du procédé :

Il offre une sécurité totale pour l’avifaune. Depuis son installation, aucun cas de mortalité aviaire n’a été constaté.

Il assure également une totale protection des bassins contre les prélèvements des prédateurs piscivores.

Le montage de ce type d’installations est relativement aisé et ne nécessite pas de main d’œuvre spécialisée.

 

Inconvénients du procédé :

Ce procédé ne permet pas de supprimer certaines causes potentielles de pertes indirectes de la pisciculture. Les oiseaux peuvent se poser sur le filet et la vue des prédateurs à proximité continue à générer le stress ralentissant la croissance des poissons. Le système ne permet pas d’éviter les déjections dans l’eau des bassins qui peuvent engendrer certaines épizooties.

Bien que les supports centraux soient amovibles, ils gênent considérablement les interventions du pisciculteur lors de la reprise des poissons avec un filet flottant. La hauteur du filet n’est pas suffisante et ne permet pas de travailler dans une position confortable.

L’accumulation de branchages ou de feuilles nécessite un entretien fréquent, et le manque d’accessibilité le rend très délicat. La dégradation rapide de la résistance mécanique du filet laisse supposer un remplacement relativement fréquent (3 à 4 ans).

La dimension des mailles évite l’intrusion de toutes les espèces aviaires et notamment des espèces ne générant aucun dommage pour l’exploitation et indispensables au bon maintien de l’écosystème du site.

Conclusion :

Cette installation répond favorablement à deux critères ciblés :
­ Sécurité optimale pour l’avifaune
­ Protection totale des bassins contre la prédation.

Toutefois, ses performances restent incomplètes. Il conviendra d’y apporter un grand nombre d’améliorations notamment dans sa longévité, ses caractères environnementaux, sanitaires et ergonomiques.

 

Pour découvrir quelle solution a été retenue, cliquez ici.